La Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples de l'Union Africaine (CADHPUA)

La Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples fut officiellement inaugurée le 2 novembre 1987 en Ethiopie, à Addis Abeba. Ses membres avaient été préalablement élus en juillet de la même année lors de la 23ème assemblée des chefs d'état et de gouvernements de l'organisation de l'Unité Africaine (UA).  

Au début et durant ses cinq premières sessions, la Commission n'avait pas de secrétariat permanent et ses activités furent coordonnées à partir du secrétariat général de l'OUA à Addis Abeba. Un secrétariat permanent ne fut assuré qu'à partir de novembre 1989, à Banjul en Gambie.

L'établissement de la Commission était prévu dans la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples qui devint effective le 21 octobre 1986 après son adoption par l'assemblée, tenue à Nairobi au Kenya, des chefs d'état et de gouvernements de l'OUA.

Après avoir mis d'abord l'accent sur la décolonisation, l'Union Africaine (UA) le met à présent sur les Droits de l'Homme.

Deux décennies après sa création, l'OUA était presque entièrement mobilisée par le problème de la décolonisation du continent et l'éradication de l'apartheid qui avait été au centre de ses préoccupations depuis mai 1963.

Malgré son approbation des principes de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948, l'Organisation ne faisait pas une de ses priorités de la promotion et de la protection des Droits de l'Homme dans les états membres.

La défense des libertés individuelles passait après la revendication d'indépendance politique, économique et l'éradication du colonialisme et de l'apartheid en Afrique du sud.

Cette ligne provoquait une insatisfaction croissante au sein de la société civile africaine. Les medias, les églises et les ONG faisaient de plus en plus pression sur l'Organisation qu'ils accusaient d'avoir un double langage en condamnant l'apartheid mais en ne condamnant pas les violations massives des Droits de l'Homme commises par certains de ses propres membres.

L'adoption de la Charte, qui induit l'acceptation d'une limitation, quoique minime, de la souveraineté nationale (au moins dans les questions liées aux Droits de l'Homme) fut saluée comme un pas significatif vers la protection de ces droits par les états Africains.

Participation d'IWGIA dans la CADHP

IWGIA a commencé son engagement actif dans les travaux courants de la Commission Africaine en 2000, quand, pour la première fois il a participé à une cession de cette Commission. IWGIA a un statut d'observateur au sein de la Commission et les représentants d'IWGIA sont de ce fait autorisés à s'exprimer dans les sessions publiques.

L'objectif général des activités d'IWGIA en relation avec la Commission est que la promotion et la protection des droits de l'homme des peuples autochtones soient complètement intégrée dans les travaux de la Commission.

IWGIA est impliqué dans les activités suivantes :


********